recuperer eau de pluie

Comment bien choisir sa cuve de récupération d’eau de pluie ?

L’eau est de plus en plus rare et chère. Aussi lorsqu’à chaque averse, on voit se déverser des quantités considérables de pluies sans pouvoir les contrôler, on se dit « quel gâchis ! ». Pourtant la solution permettant de récupérer cette eau perdue est simple, efficace et peu onéreuse à mettre en œuvre. Il suffit en effet de disposer une cuve de récupération d’eau de pluie aux abords de sa maison. L’eau ainsi stockée pourra être utilisée à des fins parfaitement légales et permettre de faire une belle économie d’eau. Mais comment bien choisir sa future cuve de récupération d’eau ?

Une cuve de récupération d’eau de pluie, pourquoi faire ?

Certaines régions de notre pays manquent cruellement d’eau. Ainsi lorsque vient l’été, certains départements français sont contraints de plus en plus souvent d’interdire l’arrosage des pelouses et des espaces verts publiques et privés tellement le déficit en eau est important. C’est à ce moment-là que le particulier et l’agriculteur se souviennent pleins de nostalgie des journées d’automne où l’eau tombant du ciel coule à flots. Et pourtant stocker l’eau, il n’y a rien de plus facile, encore faut-il savoir s’équiper convenablement en fonction de ses besoins. Selon l’endroit et la taille de son jardin, les besoins en eau ne sont évidemment pas les mêmes. Et avant de s’équiper il convient bien sûr de bien estimer le volume de la future cuve de récupération d’eau. 1 m3 ? 10 m3 ? 15 m3 ? Une petite étude est en effet nécessaire pour fixer le premier paramètre clé de sa future cuve de stockage. En général, pour de petites surfaces à arroser et des régions épargnées par des longues périodes de sécheresse, une cuve de 1 m3 suffit. Ce genre de volume est surtout valable pour les particuliers dont les besoins sont relativement faibles. Des professionnels comme les agriculteurs, cultivateurs ou tous les secteurs d’activité qui ont des besoins en eau plus important, préféreront choisir des cuves allant jusqu’à 5000 ou 6500L, soit 5 ou 6.5 m3ou même au-delà. Il sera temps ensuite de s’intéresser au matériau de la cuve.

Conception, design

Parmi les matériaux, vous aurez le choix principalement entre le béton et le polyéthylène. Chacune de ces matières possède ses avantages et ses inconvénients. Le béton est plus dense donc la cuve sera plus lourde à volumes identiques. Par contre, le béton grâce à ses propriétés chimiques conduira à une eau plus douce et la débarrassera de ses agents corrosifs. Il faudra également prévoir un entretien fréquent des cuves en béton. Les cuves en polyéthylène sont plus légères et nécessitent moins d’entretien. En revanche, le thermoplastique n’aura aucun effet direct sur la qualité de l’eau. Plus hermétiques -elles ne favorisent pas la prolifération d’algues ou de larves d’insectes- les cuves en thermoplastique auront l’immense avantage d’être plus mobiles que celles en béton.

L’installation des cuves de récupération d’eau de pluie

L’objectif numéro un est bien sûr de canaliser tous les flots tombés du ciel au même endroit : la cuve. Ensuite, il va falloir être capable d’utiliser l’eau facilement pour différents usages : arrosage de jardin, lavages … Alors cuve enterrée ou pas ? Là aussi il y a des avantages et des inconvénients. L’énorme plus de l’enterrement de la cuve c’est incontestablement la température stable et positive de l’eau quels que soient la saison et les intempéries. En évitant le gel de l’eau en hiver, toute vidange est inutile. Ce n’est pas le cas pour une cuve non enterrée. L’autre avantage d’une cuve à l’air libre et si possible installée en hauteur, c’est sa plus grande capacité d’utilisation (plus forte hauteur manométrique totale) lui permettant la plupart du temps d’éviter l’installation d’une pompe.

La réglementation

C’est l’arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie qui régit la conformité des installations de cuves de récupération en France. L’eau de pluie est préalablement filtrée et débarrassée de toute impureté solide. Cependant elle reste impropre sans traitement supplémentaire à toute consommation humaine ainsi qu’à son utilisation comme eau de lavage corporel (douche, bain). Elle peut cependant être utilisée en dehors de certains endroits (écoles, crèches, établissements de santé…) comme eau d’arrosage, eau de lavage de véhicules, lavage du linge, alimentation de chasses d’eau ou certaines utilisations industrielles.