Il ne faut pas sous-estimer l'importance de l'impact d'une voiture comme la Tata Nano sur le réchauffement climatique. En fait, ne coûtant que 1500 €, elle, et les modèles d'autres marques qui vont bientôt la concurrencer, dont une Renault produite en Inde à 1600 €, permettront la motorisation des centaines de millions de personnes qui se déplacent en vélo ou en métro. On a beau minimiser, en disant qu'elle n'a pas la climatisation, ni l'abs : il suffit de songer à l'impact qui ont eu sur la diffusion de la voiture des modèles populaires comme la deux chevaux ou la Renault quatre. Pourtant, ces dernières étaient beaucoup plus chères. On pourrait passer des actuels 600 millions de voitures sur la planète à plus d'un milliard sous deux-trois ans. Je vous laisse imaginer les conséquences sur le réchauffement climatique. Une raison de plus pour se retrousser les manches et travailler au développement durable, sans catastrophisme. En fait, je reconnais qu'il y a aussi quelques cotés positifs : les Nanos remplaceront aussi des vieilles voitures polluantes, et, surtout, on ne peut pas nier aux Indiens le droit de produire des voitures abordables. N'empêche : il faut que les voitures électriques deviennent elles aussi abordables, pour dissiper mes pires craintes.