D'abord le côté subventions, avec un petit obstacle. Le remboursement par l'État (crédit d'impôt) de 50 % du coût du matériel nécessaire aux installations qui produisent de l'énergie renouvelable chez les particuliers est limité au 31 décembre 2009 pour le pompes à chaleur air-air, tandis qu'on maintient le statu quo jusqu'en 2012 pour les autres formes d'énergie renouvelable (merci Thomas) . Voici la disposition : "Pour les dépenses effectuées entre le 1er janvier 2009 et le 31 décembre 2009, le taux du crédit d’impôt est de 50 % pour tous les équipements de production d’énergies renouvelables sauf pour les équipements de chauffage au bois et les pompes à chaleur dont le taux est fixé à 40 %. Les pompes à chaleur air-air sont exclues du dispositif. À titre d'exemple, les dépenses payées en 2008 devront être déclarées lors de la déclaration de revenus pour 2008. C'est donc en 2009 qu'il faudra déclarer ces dépenses." On pourra se consoler avec les prêts verts à taux zéro.

Pour les avancées des panneaux photovoltaïques, on peut voir le beau graphique de www.solarbuzz.com pour constater que le prix de production par watt a baissé d'environ 20 % sur les huit dernières années, à quatre Euros par watt (donc 4 000 par kilowatt). Évidemment, ce calcule concerne les panneaux photovoltaïques hors coût d'installation. Si on calcule une inflation cumulée d'environ 25 % sur la même période, la baisse est de 45%, grâce au meilleur rendement des cellules solaires mono- et poly-cristallines, et à la diffusion croissante des panneaux en pellicule plastique (plastic film), certes moins puissants, mais aussi moins chers.

Coté éoliennes, les petites éoliennes continuent leur percée. En France, des fabricants comme Wéole et France-éoliennes promettent un rendement jusqu'à 24 000 kW par an pour des éoliennes qui, au-dessous de 11 m de hauteur du mat, ne requièrent pas de permis de construire. On peut bien sûr obtenir un remboursement par l'État de 50 % du coût du matériel, et surtout on peut revendre au réseau l'électricité non consommée, à un prix d'environ cinq centimes par kilowatt. La nouvelle génération de batteries lithium-ion rend l'option de l'indépendance totale du réseau moins onéreuse qu'auparavant.