Le développement des énergies renouvelables passera donc par :

  • le développement de chacune des filières énergies renouvelables (Biomasse, géothermie, éolien, photovoltaïque, hydraulique,...)
  • l'amélioration et promotion des solutions caloriques dans les réseaux existants.
  • l'expertise exhaustive et contradictoire du bilan écologique et énergétique des agrocarburants et biocarburants
  • l'amélioration de la recherche et le développement des nouvelles technologies de l'énergie
  • l'évaluation des technologies de captage et stockage du CO2, tout en performant son recyclage
  • l'accompagnement vers la baisse inéluctable du nucléaire civil dans l'offre énergétique

Le plan européen de lutte contre le changement climatique, ou "plan climat", sera au centre des discussions du sommet européen en fin de semaine.

Un objectif national d'énergies renouvelables sera affecté à chacun des États membres, qui devra présenter à la Commission pour 2010 un cahier des charges détaillés des modalités de respect des engagements, les obligeant de fait à investir dans des énergies encore onéreuses, telles que l'éolien, le solaire, l'hydraulique.

En France, par exemple, l'objectif assigné est de porter de 13 à 23 % la part des énergies renouvelables.

Chaque État pourra cofinancer des projets communs d'infrastructures d'énergies renouvelables avec ses voisins, à la condition exclusive que l'énergie renouvelable alors produite soit consommée sur le sol de l'EU, et non pas exportée en dehors des États membres.

La démarche engagée cette semaine rassure déjà les investisseurs potentiels puisqu'elle présente un engagement ferme sur l'avenir. L'eurodéputé Vert luxembourgeois Claude Turmes (rapporteur du texte) se réjouit de l'accord politique "qui va faire une vraie différence et donner une sécurité aux investissements réalisés dans les énergies renouvelables".

La clause de révision des procédures de coopération réclamée par l'Italie (qui a pour objectif national une consommation de 17% d'énergies renouvelables d'ici à 2020) a été acceptée du bout des lèvres. Claude Turmes a d'ailleurs mis en garde ses interlocuteurs : « Pas question d'en profiter pour remettre en cause l'objectif de 20 % en 2020, pas plus que les objectifs nationaux des États ».