Renault a annoncé ce lundi 21 Janvier 2008 le premier lancement à grande échelle de véhicules électriques en Israël.

Pour appuyer l'opération, le gouvernement israélien vient de voter un avantage fiscal pour les véhicules "zéro émissions" valable jusqu'en 2019. Pour appuyer sa démarche, il prévoit la mise en place d'un véritable réseau de recharge de batteries et l'adoption systématique de batteries lithium-ion.

Ce projet va permettre à Israël de réduire de façon significative ses rejets de CO2 , tout en se libérant de la dépendance vis à vis des pays producteurs de pétroles...

L'originalité du projet tient notamment dans l'implication tripartite des acteurs du projet: Le gouvernement israélien appuiera l'action par des incitations fiscales, Renault fournira les véhicules électriques et Project Better Place construira le réseau électrique de recharge des batteries.

On rêverait de voir en France une telle alliance entre le gouvernement d'une part, un industriel constructeur d'automobiles d'autre part, et un réseau de stations de recharges électriques dont le pétrole ne se déverserait pas TOTALement sur nos côtes atlantique !

Les véhicules électriques de Renault seront équipés de batteries lithium-ion, assurant une autonomie et une longévité accrues, et surtout permettant d'atteindre des performances proches de celles d'un véhicule 1.6 litres thermique.

A noter également que le réseau de recharge n'appartiendra pas au constructeur de véhicules, comme dans la téléphonie où vous pouvez utiliser librement votre téléphone avec différents opérateurs telecom.

Une réserve toutefois: Israël est un petit pays et, comme il est stipulé dans le communiqué de presse Renault publié en ligne aujourd'hui, 90 % des automobilistes y parcourent moins de 70 kilomètres par jour et la distance entre les principaux centres urbains ne dépasse jamais 150 kilomètres. Sachant que l'autonomie de ces véhicules n'est que de 200 Km, ça pourrait poser problème pour rallier Brest à Nice.

En revanche, l'alimentation et l'entretien de ces voitures électriques devrait coûter de 30 à 50 % moins chez qu'un véhicule thermique. En terme de capacité technique, la voiture électrique démarre plus vite que sa consoeur à essence et, pour les longs trajets, il sera possible de changer directement la batterie, dans l'une des stations, sans attendre que la batterie actuelle soit complètement rechargée.

Carlos GHOSN, dans une interview accordée à Charles Enderlin dans son reportage sur France2 ce soir, déclare que "notre partenaire est optimiste puique on parle de dizaine de milliers de voitures par an, ce qui va nous permettre d'atteindre très vite les économies d'échelle nécessaires pour faire de ce produit un produit à coût raisonnable".

Lorsque le journaliste lui pose la question de la commercialisation en France de ces véhicules, Carlos GHOSN de répondre: "il faut être un peu patient avec nous mais il est évident qu'il y aura des voitures électriques en France"

Qui, de TATA Motors et sa voiture à air comprimé ou Renault avec son véhicule électrique , l'emportera sur le marché des véhicules propres ?!